Publié le 11-03-2007 à 17h21. (mis à jour le 16-09-2007 à 11h17.)
Deuxième funiculaire à grimper sur la colline de Fourvière, c’est, de toutes les installations de ce type à Lyon, celle qui est en plus forte pente. Son rôle principal est moins de desservir une population importante, que de relier la basilique à la ville qui est à ses pieds.
La ligne, initialement prévue comme devant être réalisée en antenne depuis la station des Minimes, est finalement amorcée à Saint-Jean. Concédé à la Compagnie du chemin de fer de Fourvière et de l’Ouest Lyonnais (FOL) par le département du Rhône le 22 juin 1896, la ligne est ouverte le 6 décembre 1900. Reprise par l’OTL en 1911, en même temps que les autres infrastructures du FOL, elle est intégrée dans le réseau de transport urbain.

Le 10 novembre 1932, une des cabine part en dérive depuis la gare haute alors que des opérations d’entretien sont en cours. Il n’y aura pas de victimes, bien que deux ouvriers se soient trouvés à bord, et que le véhicule ait percuté de plein fouet un immeuble.
En 1970, la ficelle est entièrement modernisée après un arrêt d’exploitation de huit mois entre le 24 mai et le 11 décembre. À cette occasion, la voie, les cabines et la machinerie sont changées. À l’occasion, elle est aussi légèrement raccourcie en gare Saint-Jean, ave une longueur totale de 427 mètres au lieu de 431.
Enfin, entre le 28 avril 1985 et 31 janvier 1989, concomitamment à la construction de la ligne D du métro, la station terminus Saint-Jean rebaptisée Vieux Lyon – Cathédrale Saint Jean ainsi que le pont métallique sur la rue Tramassac sont entièrement reconstruite, ce qui occasionne des interruptions de service, mais surtout un report temporaire du terminus de Saint-Jean à l’amont de la rue Tramassac, sur un quai provisoire en pleine rampe.