Publié le 22-07-2007 à 12h44 (mis à jour le 26-06-2009 à 19h43.)
Quelques clefs indispensables pour comprendre le jargon ferroviaire, mais aussi des abréviations locales souvent partagées
AOT : Autorité organisatrice des Transports. Organisme public ayant légalement la responsabilité et l’organisation d’un réseau de transport public sur son territoire de compétence. Le SyTRAL, les départements, et les régions sont des AOT. Ces autorités peuvent déléguer l’exploitation de leur réseau à une entreprise spécialisée qui sera dite délégataire de service public. Kéolis est un délégataire.
BAL : Block Automatique Lumineux. Système de sécurité et d’espacement des trains utilisé par la SNCF.
BAPR : Black Automatique à Permissivité Restreinte. Système de sécurité et d’espacement des trains utilisé par la SNCF. Moins coûteux que le BAL, il a aussi un débit plus faible. Il est donc utilisé sur des lignes avec un trafic moindre.
Belle-Mère : Sobriquet dont le public a affublé les motrices à impérial (numérotées de 25 à 62) des anciens tramways de l’OTL. On ne sait pas vraiment d’où vient ce nom, mais il est généralement admis qu’il est lié à l’aspect ingrat et au confort… limité de ce matériel qui était une réutilisation astucieuse des caisses de tramways à chevaux installées sur des truck électriques.
BM : Block Manuel. Système de sécurité et d’espacement des trains utilisé par la SNCF. Système ancien reposant sur des manœuvres assurées par les agents-circulation, sa sécurité a été plusieurs fois mises en défaut. Il est donc maintenant systématiquement couplé au système CAPI qui l’a grandement sécurisé. Son débit est faible et sa maintenance est coûteuse, avec l’obligation de maintenir des agents dans chaque gare permettant le croisement.
Cantonnement Téléphonique : Méthode la plus ancienne de gestion du trafic ferroviaire. Elle repose sur des échange téléphoniques entre les agents-circulation dans les gares de croisement consignés au fur et à mesure par chaque interlocuteur dans des registres. Ce système est maintenant régulièrement doublé par le CAPI, et (très) progressivement remplacé par du BAPR.
CAPI : Cantonnement Assisté Par Informatique. Système de sécurité et d’espacement des trains utilisé par la SNCF. Il vient en complément du Block Manuel, ou du cantonnement téléphonique pour les sécuriser.
CCS : Centre de Ccontrôle des Stations (Métro). Fonction au sein du PCC. La personne qui l’occupe est chargé de veiller au bon fonctionnement des équipements en station.
CCT : Commande Centralisée du Trafic (Métro). Fonction au sein du PCC. La personne qui l’occupe est chargé de gérer la circulation des rames.
Citadis™ : Nom commercial et marque déposée de la gamme de tramway construite et commercialisée par la société Alstom.
CLT. : Compagnie Lyonnaise de Tramways. Concurrente de l’OTL, elle exploite un réseau de tramways à voies métriques essentiellement en rive gauche du Rhône. En 1902, suite à des difficultés financières, elle deviendra la NLT.
CoUrLy : Communauté Urbaine de Lyon. Établissement public de coopération intercommunal créé par la loi n°66-1069 du 31 décembre 1966, qui regroupe Lyon et 54 autres communes de sa périphérie. Depuis les années 1990, on parle auprès du public de Grand Lyon, même si juridiquement la structure reste la même.
DSO : Départ Sur Ordre. Commande spécifique au métro. Si le signal DSO est allumé en tête de station, la rame n’est pas autorisée à quitter la station. Il s’agit d’un signal permettant de réguler l’espace temporel entre les rames successives. L’objectif étant d’obtenir un espacement le plus constant possible des rames afin de répartir au mieux les voyageurs.
DSP : Délégation de Service Public. Acte par lequel une personne publique confie, contre rémunération, la réalisation de prestation en son nom à une entreprise privée. L’exploitation du réseau TCL par Kéolis est une délégation de service public. Kéolis agit dans ce cas au nom du SyTRAL qui est l’organisme délégant.
Dualis™ : Nom commercial et marque déposée de la gamme de tramway construite et commercialisée par la société Alstom.
EIMM : Établissement Industriel de Maintenance du Matériel. Appellation spécifique à la SNCF désignant les ateliers directeurs dans lesquels sont effectuées les révisions ou les opérations de maintenance lourdes sur le matériel roulant. Depuis 2008 ces établissements sont dénommés Technicentre dans le jargon SNCF. Dans l’agglomération, les ateliers d’Oullins-Machines ont eu cette appellation.
EMM : Établissement de Maintenance du Matériel. Appellation spécifique à la SNCF désignant les dépôts possédant des engins moteurs et dans lesquels sont effectuées les révisions ou les opérations de maintenance de légère ou moyenne importance. Dans l’agglomération, le dépôt de Vaise a eu cette appellation. Depuis 2008 ces établissements sont dénommés Technicentre dans le jargon SNCF.
EMT : Établissement de Maintenance et Traction. Appellation spécifique à la SNCF désignant les dépôts possédant des engins moteurs et dans lesquels sont effectuées les révisions ou les opérations de maintenance légère et les visites cycliques des motrices. Dans l’agglomération, le dépôt de Vénissieux a cette appellation.
Grand Lyon : En fait, Communauté Urbaine de Lyon (voir CoUrLy). Cette structure compte désormais 57 communes, avec l’entrée de Givors et Grigny dans son périmètre le 1e janvier 2007.
HDV : Station Hôtel De Ville – Louis Pradel du réseau de métro.
I.B. : Intersection Barrièrée. Équivalent pour le tramway des passages à niveau à barrières automatiques pour les trains. Les temps de fermetures des barrières sont cependant plus courts, avec des délais de sécurité réduits.
Kéolis-Lyon : Dernier nom en date de l’OTL, qui après être devenu TCL, puis SLTC a pris un nom contenant celui de sa maison-mère en 2005.
IPCS : Installations Permanentes de Contre-Sens. Système venant compléter le BAL sur les sections à double voie (ou plus) du réseau ferroviaire pour permettre au trains de circuler sur une voie normalement exploitée dans l’autre sens de circulation. Cette circulation à contre-sens se fait souvent à vitesse plus réduite que dans le sens normal.
KTA : Signal d’Alarme (Métro)
LAC : Ligne Aérienne de Contact. Modèle très allégé de caténaire composée d’un fil unique utilisé pour les tramways, les trolleys ou les lignes de chemin de fer fréquentées par des trains légers.
MAGGALY : Métro Automatique à Grand Gabarit de l’Agglomération Lyonnaise. Nom de code du système de pilotage automatique intégrale de la ligne D du métro.
MPL : Métro Pneu Lyon. Matériel des lignes A, B et D du métro de Lyon. Il existe deux types, le MPL75 (lignes A et B) et le MPL85 (ligne D)
MCL : Métro à Crémaillère de Lyon. Matériel de la ligne C du métro
NLT : Nouvelle Compagnie Lyonnaise de Tramways. Nouveau nom de la Compagnie Lyonnaise des Tramways, à partir de 1902, qui sera absorbée par l’OTL en 1906.
OTL : Compagnie des Omnibus et Tramways de Lyon, fondée en 1879. Elle absorbera progressivement ses concurrents, et parviendra de facto à un monopole avant la seconde guerre mondiale. L’OTL sera concessionnaire du réseau lyonnais jusqu’en 1941. Après cette date, la compagnie sera liée au syndicat des TCRL par un contrat d’affermage. La compagnie changera de nom le 1e janvier 1967, et deviendra la Société des Transports en Commun de Lyon (TCL).
PA : Pilotage Automatique. Réservé au métro. Le PA gère la plupart des séquences de conduite, mais nécessite la présence d’un conducteur au niveau des fonctions de sécurité.
PAI : Acronyme possédant deux sens.
Le premier est Pilotage Automatique Intégral. Réservé au métro. Il s’agit d’un pilotage sans conducteur, où l’informatique gère toutes les fonctions nécessaires à la progression des rames.
Le second réservé au réseau ferré national est Poste d’Aiguillage Informatisé. Il désigne les postes de signalisation dans lesquels la sécurité est assurée par la logique informatique, contrairement aux installations antérieures, où elle était assurée par des moyens mécaniques ou électromécaniques.
PCC : Poste de Commandement Centralisé (Métro). Centre nerveux de l’exploitation du réseau de métro lyonnais, il gère le fonctionnement des 4 lignes du métro, et est situé à la Part-Dieu.
PCT : Poste de Commandement (Centralisé) du Tramway
PDU : Document de planification à long terme de l’ensemble des déplacements de personnes et de marchandises dans l’agglomération. Il doit assurer un équilibre entre les besoins de mobilité des habitants, et la protection de leur santé et de l’environnement. Il est élaboré par l’AOTU, ici le SyTRAL, sur le PTU de l’agglomération.
PRCI : Postes de signalisation à enclenchements de sécurité électromécaniques commandés par par informatique. L’aiguilleur agit sur une console informatique, ce qui lui permet de planifier des séquences de création successives d’itinéraires longtemps avant le passage des trains. Sur le plan technique, ce type d’équipement est un intermédiaire entre le PRS entièrement électromécanique et le PAI.
PRS : Postes de signalisation à enclenchements de sécurité électriques commandant les itinéraires des trains. Leur fonctionnement est entièrement basé sur un câblage électromécanique. Ce type d’installations est désormais obsolètes. les nouveaux postes installés sur le réseau ferré national sont soit des PRCI soit des PAI.
PTU :, Périmètre de transports Urbains. Périmètre juridique dans lequel autorité organisatrice des transports urbains (pour Lyon, le SyTRAL) est seule compétente pour l’organisation des transports en commun. Le PTU de l’agglomération lyonnaise correspond aux 57 communes de la communauté urbaine de Lyon. Ses bases juridiques sont un arrêté du ministre des transports du 6 juillet 1971. L’extension de la communauté urbaine de Lyon aux communes de Givors et Grigny par l’arrêté préfectoral n°2006-6271 du 22 décembre 2006 a entraîné automatiquement l’extension du PTU. Le PTU est le périmètre sur lequel est élaboré le PDU.
SEMALY : Société d’Économie Mixte du Métropolitain de l’Agglomération Lyonnaise. Structure ad-hoc constituée début 1968 par les collectivités locales pour mener les études du réseau de métro. Cette société a perduré, a été privatisée en 1990 et assure maintenant des prestations d’études et d’ingénierie sur les réseaux de transport public un peu partout à travers le monde. Elle est désormais intégrée dans le groupe d’ingénierie Egis Rail.
SLTC : Société lyonnaise de transports en commun. Nouveau nom de la Société des Transports en Commun de Lyon, à partir de 1977, suite au renouvellement de l’affermage du réseau. La société deviendra Kéolis-Lyon en 2005. La SLTC est en fait une filiale de la société VIA-GTI (qui sera rebaptisée Kéolis après une prise de participation par la SNCF).
SyTRAL : Syndicat mixte des Transports pour le Rhône et l’Agglomération Lyonnaise, c’est le nouveau nom du Syndicat des TCRL. Regroupant au départ la communauté urbaine de Lyon et le département du Rhône à parts égales, est depuis quelques années, du fait d’accord de décroisement des financement entre les deux collectivités, dominé par la Communauté Urbaine. Le syndicat est propriétaire des infrastructures et des équipements servant au transport collectif urbain. Il met l’ensemble de ces moyens à la disposition de l’entreprise délégataire (antérieurement dite fermière) pour exploiter le réseau, et participe à son équilibre financier dans les conditions prévues contractuellement.
TCL : Initialement, Société des Transports en Commun de Lyon, nouveau nom de l’OTL à partir de 1967, suite au renouvellement du contrat d’affermage du réseau, c’est maintenant une marque déposée appartenant au SyTRAL. La société TCL était une filiale du groupe Transexel, qui sera racheté par VIA-GTI en 1981.
TCRL : Syndicat des Transports en Commun de la Région Lyonnaise. Créée en 1941, cette structure est l’autorité organisatrice des transports. Elle regroupe le département du Rhône et la ville de Lyon sous la tutelle de l’État représenté par le préfet. En 1966, la communauté urbaine de Lyon juste créée se substitue de plein droit à la ville de Lyon. Elle est propriétaire des matériels du réseau de transport urbain, en afferme l’exploitation, et fixe les niveaux de service. Le syndicat prendra le nom de SyTRAL en 1985, après le retrait de l’État en vertu des lois de décentralisation.
Technicentre : Appellation spécifique à la SNCF introduite en 2008 désignant les dépôts ou regroupements de dépôts possédant des engins moteurs ou les ateliers dans lesquels sont effectuées les révisions ou les opérations de maintenance des matériels moteurs de toutes natures, des plus légères aux plus lourdes. Dans l’agglomération, il y a deux Technicentres. Le premier englobe les ateliers d’Oullins-Machines et le second, le Technicentre de Lyon regroupe les unités opérationnelles de Gerland (entretien des TGV), La Mouche (dépôt relais), Sibelin (dépôt relais), Vaise, et Venissieux.
Torpilleur : Surnom de la série Buire – Croix-Rousse (numérotée de 226 à 248) des tramways de l’ancien réseau de OTL. Réputées pour la faiblesse de leur freinage, ces motrices furent pourtant affectés initialement à la ligne 13 grimpant allègrement les pentes de la Croix-Rousse. L’une d’elles connut son heure de gloire, à cause de ce défaut, durant la seconde guerre mondiale, en détruisant un char allemand à l’intersection de la route de Vienne et de l’avenue Berthelot.
UO : Unité Opérationnelle. Appellation spécifique à la SNCF, elle désigne une subdivision d’une structure plus vaste. Ainsi, le Technicentre de Lyon est divisé en UO qui possèdent chacune des spécificités.
UTM : Appellation interne au réseau TCL. Unité de Transport Métro, ateliers de La Poudrette.
UTMC : Appellation interne au réseau TCL. Unité de Transport Métro C, Atelier d’Hénon
UTMD : Appellation interne au réseau TCL. Unité de Transport Métro D Atelier du Thioley
UTT : Appellation interne au réseau TCL. Unité de Transport Tramway (Porte des Alpes)
UTTL : Appellation interne au réseau TCL. Unité de Transport Tramway T3 (Mezieux)
Voie Banalisée : Voie pouvant être parcourue indifféremment dans les deux sens de circulation.
Z : Spécifique à la SNCF. Lettre peinte sur les wagons ou voitures en attente de réforme.