Publié le 20-08-2010 à 19h54
Ce qui frappe le plus un lyonnais sortant de la gare de Karlsruhe, ce ne sont pas les trams omniprésents (8 lignes sur 3 voies à quai devant la gare), ni la place la gare piétonne (sans trémie routière en dessous)… Non, le plus frappant, c’est la marée, l’océan de vélos stationnées.

Et encore n’y a-t-il là qu’un échantillon, puisque non seulement on en trouve tout autour de la gare, mais aussi dans l’un des passages souterrains secondaire de la gare que la DB a reconverti pour les trois quart de sa largeur en parking payant à vélos… Avec naturellement des tourniquets de sortie au niveau de chacun des escaliers de quai.

Une autre surprise pour le non-initié, c’est la circulation de tramway sur les voies ferrées. C’est ce que l’on appelle un tram-train. Ainsi, on trouve des tramways non seulement devant la gare, mais aussi dedans.

L’intégration urbaine des tramway est aussi parfois très éloignée des habitudes françaises. Ainsi, une voie ballastée au milieu d’une avenue large est courante. Remarquez d’ailleurs sur l’image qui suit l’absence complète sur cette avenue de poteaux aussi bien pour le maintien de la ligne aérienne du tramway, que pour l’éclairage. Malgré une largeur d’emprise très conséquente (de l’ordre de celle du boulevard des États-Unis à Lyon, par exemple) tous les équipements aériens sont fixés en façades d’immeubles.

La pose et l’entretien de la voie feraient aussi dresser les cheveux sur la tête de n’importe quel coordonateur SPS français. Imagineriez-vous la circulation de 40 tram par heure pendant une journée sur ce tronçon de courbe calé par quelques tasseaux ?

Et pourtant, c’est le cas !

Si l’équipement des stations est simple, les nœuds du réseau sont traités parfois avec un soin particulier. Ainsi, l’AlbtalBahnhof est une très belle station à 4 voies où les passagers peuvent attendre leur correspondances à l’abri tant du soleil que des intempéries.

La densité de circulation sur le réseau de tramway est aussi impressionnante, avec parfois des embouteillages de tramways. La signalisation, si elle semble moins sophistiquée qu’en France n’en existe pas moins, et joue un rôle primordiale. Ainsi, l’ordre de priorité des trams des différentes lignes aux bifurcations est géré par des feux de type routier. De même les intersection routières sont très souvent protégées, avec une nette priorité au tramway.

Les tramways sont très divers, nombreux sont ceux qui ont encore un plancher haut. On croise encore quelques Düevag, mais ils sont désormais rares. Certains, assurant des lignes très longues sont équipés de toilettes. Enfin, quasiment tous, bien que les stations soient équipées, possèdent un distributeur automatique de titre de transport, qui accepte les espèces, les cartes bancaires et les billets.

Quant aux tickets, comme dans toutes les autres agglomérations que j’ai pu visiter, foin de cartes sans contact et autre puces RFID si courant en France, il s’agit de simples rectangles de papier cartonnés avec, concession à la lutte anti-fraude moderne, un hologramme incrusté. Ils doivent naturellement être validés si nécessaire.
À suivre…