Publié le 15-11-2008 à 19h21. (mis à jour le 15-11-2008 à 23h50.)
Il n’était initialement pas prévu de signalisation ferroviaire visible sur les lignes A et B du métro, car elles devaient être gérées par un pilotage automatique particulièrement performant pour l’époque. Le rôle du conducteur devant normalement se limiter à commander le fonctionnement des portes, déclencher le départ des rames des stations, et veiller à la bonne marche du convoi. La SEMALY fut cependant prise d’un doute de dernière minute sur la fiabilité du système, et demanda qu’une signalisation visible équipe le métro. Cet équipement montra sa pertinence immédiatement, car le pilotage automatique ne fut totalement fiabilisé que 7 ans après l’inauguration. De plus, elle s’avère toujours très utile lorsque des pannes partielles se produisent sur le système automatique, en permettant une reprise en conduite manuelle totalement transparente pour les passagers.
Elle est très proche dans sa signification de celle employée par la RATP sur son réseau, quoiqu’un peu plus simple, car la densité de circulation sur le réseau lyonnais est moindre que sur le parisien.
De distance en distance sont fixé aux parois du tunnel, des plaques rectangulaires faisant face à la voie et portant des indications alphanumériques. Elles jalonnent les endroits où les consignes de pilotage automatique transmises à la rame changent. Ainsi, en sortant d’une station, une rame rencontre une plaque indiquant VL1 puis une VL2, puis une ARE et enfin une ARS avant d’entrer dans la station suivante. Ces indications servent en conduite manuelle contrôlée à anticiper les évolutions de la consigne de vitesse (affichées en cabine), et donc d’éviter un freinage d’urgence intempestif de la rame pour cause de survitesse.
Obsolète et sans emploi depuis la fiabilisation du pilotage automatique : On voit encore à certains endroits des plaques rectangulaires fixées aux parois du tunnel et faisant face à la voie qui portent un nombre noir sur fond blanc non réflectorisé. Elles indiquaient la vitesse à respecter à partir de ce point en kilomètre par heure. Elles servaient à l’époque où le pilotage automatique n’était pas encore au point, et que les rames pouvaient circuler en service commercial à vitesse maximale avec les équipements de sécurité embarqués inhibés (pratique désormais strictement prohibée par le règlement de sécurité)
Il faut d’ailleurs noter que la conduite manuelle avec inhibition des équipements de sécurité embarqués des rames ne peut être employé que dans des conditions très particulières, toutes après autorisation préalable par le PCC. Dans ce cas, la circulation se fait en marche à vue, à 25 km/h (rame chargée) ou 35 km/h (rame vide) maximum. Ce fonctionnement est employé essentiellement lors des pannes du pilotage automatique, que ce soit des équipements au sol ou embarqués. S’il s’agit d’une défaillance d’un équipement au sol le PCC fait afficher sur coffret commun (voir plus loin) de la station en amont les indications SS ou SSR, qui autorise le conducteur à utiliser l’inhibition temporaire des équipements de sécurité embarqués. S’il s’agit d’une défaillance des équipements de sécurité embarqués de la rame, ceux-ci, après autorisation du PCC, sont mis hors-service pour permettre le dégagement de la rame et son retour de la rame vers les ateliers de la Poudrette.
Lorsque la largeur du tunnel ne permet pas à un piéton de demeurer alors que les trains circulent (espace insuffisant entre la paroi et la rame) une bande rouge sur fond blanc d’environ 20 centimètres de large est peinte sur les parois du tunnel sur toute la longueur de la zone concernée à environ 1,4 mètres du sol. Les armoires électriques et autres obstacles proéminents dépassant des parois du tunnel et réduisant le gabarit du trottoir service sont signalés de la même façon.
La signalisation lumineuse est fortement inspirée de celle du métro parisien, avec tout de même une conception un peu moins complexe.
Ces signaux sont pilotés par le PCC. Ils sont à ouverture à l’approche (exploitation dite « à voie fermée »). C’est-à-dire qu’ils ne donnent une indication autre que celle de l’arrêt qu’à l’approche des rames, et si rien ne s’y oppose. Il en existe 4 modèles :




Tous ces signaux sont équipés d’un feu blanc plus petit dit œilleton. L’allumage de ce dernier est impératif pour que la rame puisse franchir le signal. Cependant, la signification primitive de ce feu n’est pas employée sur le réseau lyonnais. En effet, celui-ci dans la conception courante de la signalisation ferroviaire a pour but de rendre les signaux permissifs en indique que l’itinéraire est tracé. Dans ce cas, le signal a la signification d’un simple signal d’espacement. L’allumage de l’œilleton permettant alors de franchir à faible vitesse le signal fermé (rouge) pour poursuivre la marche, et son extinction imposant l’arrêt absolu. Sur le réseau lyonnais, les signaux ne sont pas permissifs. Même lorsque l’œilleton est allumé, un signal au rouge ne peut être franchi sans autorisation expresse du PCC.
Les signaux de manœuvre sont numérotés. Le numéro se compose de deux chiffres parfois précédés ou suivis d’une lettre. Le premier chiffre est 1 sur la voie impaire et 2 sur la voie paire. (exception faite de la station Charpennes – Charles Hernu du métro B où on trouve le chiffre 3) Le second chiffre est un numéro d’ordre. La numérotation se faisant par station, et le deuxième chiffre croit dans le sens normal de circulation sur la voie 1 et décroît, toujours dans le sens normal de circulation, sur la voie 2. La lettre est E si elle est avant le nombre. Elle indique que le signal a une simple fonction d’espacement. Si elle est après, elle est soit i soit p. Elle spécifie alors le sens des circulations auxquelles s’adresse le signal : p si la voie est parcourue dans le sens pair (pour la voie 1, à contresens, et pour la voie 2 dans le sens normal de circulation) ou impair (pour la voie 1 dans le sens normal de circulation, et pour la voie 2, à contresens).
Pour bien comprendre le système, voici un exemple : Un signal numéroté 12p est un signal situé sur la voie 1, dont le numéro d’ordre dans la station est 2, et qui s’adresse au sens de circulation pair, c’est à dire aux métros circulant à contresens.
Ce sont des signaux à deux feux, violet et vert disposés entre les rails. Leur fonctionnement est totalement automatique, et le PCC n’a aucune influence sur eux. Ce sont des signaux de block. Leur rôle est de protéger le canton occupé situé en aval. Ces signaux sont parfois installés à proximité immédiate de signaux de manœuvre, et peuvent porter une indication contradictoire. Dans ce cas, comme toujours dans les règlements ferroviaires, c’est l’indication la plus restrictive qui s’impose.
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Signaux composés de 3 feux (2 jaunes et un vert) ils précèdent un signal implanté à un endroit où la visibilité est réduite. Son état dépend de celui du signal qui le suit. Si ce dernier est au vert, le répétiteur affiche un feu vert. Dans tous les autres cas, il affichera deux feux jaunes alignés verticalement (dit aussi « non-vert »). Le conducteur de la rame doit donc abaisser suffisamment sa vitesse pour être en mesure de s’arrêter devant le signal répété.

Les répétiteurs sont numérotés. Le numéro se compose de la lettre R suivie des deux chiffres du numéro du signal qu’il annonce.
Feu rouge allumé en permanence et signalant un heurtoir ou la fin d’une voie ouverte à la circulation.
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Signal à deux feux jaunes superposés. Si les deux feux sont fixes, le 3e rail est alimenté en 750 V. S’ils clignotent, il n’y a pas de courant dans le 3e rail.
Il s’agit de petits coffrets lumineux associés aux signaux de protection des aiguilles prises en pointe, et qui indiquent le numéro de la voie vers laquelle sont dirigées les lames. À Charpennes, sur la voie 1, ils indiquent les directions A (Perrache) ou B (Stade de Gerland).

Ces coffrets sont disposés en hauteur, en bout de quai à la vue du conducteur des rames. Ils portent des indications impératives rétro éclairées dont voici les plus courantes :
Ils ont aussi un rôle d’indicateur de direction lorsque cela est nécessaire. Ainsi, on trouve aux terminus des indications du type :

Installées aux terminus. Elles indiquent l’heure, le code mission du train, la minute et la seconde de départ. À l’heure précise du départ un signal sonore retenti pour prévenir le conducteur.
C’est un système de transmissions de données entre chaque rame et le PCC qui permet aussi la liaison phonique. La transmission se fait par des antennes et des guides d’ondes qui parcourent les tunnels. C’est ce système qui permet au PCC de situer les rames sur la ligne sur le tableau de contrôle optique. Pour cela, il faut que le conducteur, au dégarage de la rame, saisisse sur le boîtier dédié en cabine de conduite un code mission. Celui-ci est composé de 3 caractères. Il commence par la lettre A suivi d’un nombre entre 01 et 49 pour la ligne A ou par la lettre B et un nombre entre 51 et 80 pour la ligne B. Il est affecté à la rame en fonction de l’ordre de son démarrage dans la journée. La première rame à partir le matin sur la ligne A prend le numéro A01, la suivante le A02. Sur la ligne B, cela sera B51, puis B52… Si une rame est garée en cours de journée, elle est décodée. Si elle est remise en route par exemple pour assurer la pointe du soir, elle prend un nouveau code mission au-delà du dernier affecté. Ce système, en fournissant la position des rames permet au PCC d’agir efficacement sur la signalisation pour réguler la circulation des trains, et en particulier en cas de situations perturbées.