Publié le 24-11-2018 à 19h34. (mis à jour le 14-08-2019 à 18h42.)
La ligne a une longueur de 78,300 km dont 51,531 km dans le département du Rhône. Elle débute en gare de Lyon-Saint-Paul (PK 0 ; altitude : 175,50 mètres) en courbe au pied de la colline de Fourvière. Immédiatement, pour franchir les contreforts, elle pénètre dans le tunnel de Loyasse (1 421 mètres) et en ressort en gare de Lyon-Gorge-de-Loup (PK 1,797 ; altitude : 187,00 mètres). En sortie de la gare, les voies passent au-dessus de la ligne de Lyon à Paris. Peu après, elles s’imbriquent pour franchir le tunnel des Deux-Amants (disposition imposée par le chemisage renforçant l’ouvrage depuis plusieurs décennies) Après avoir franchi l’avenue Victor-Hugo à Tassin sur un viaduc métallique biais, la ligne arrive en gare d’Écully-la-Demi-Lune (PK 3,921 ; altitude : 212,39 mètres). La rampe reste régulière depuis le début de la ligne, de l’ordre de 15 ‰. Les voies venant de Givors la franchissent par un passage supérieur, et la ligne arrive en gare de Tassin (PK 5,677 ; altitude : 226,65 mètres).
La ligne, désormais à voie unique, en légère descente franchit la halte du Méridien (PK 6,900 ; altitude : 221,36 mètres) avant de reprendre une rampe de 15 ‰. Elle traverse la gare de Charbonnières-les-Bains (PK 8,714 ; altitude : 233,20 mètres), puis les haltes du Casino-Lacroix-Laval (PK 9,500), de La Tour-de-Salvagny (PK 11,207 ; altitude : 267,33 mètres), de Lentilly-Charpennay (PK 14,600, ouverte le 13 décembre 2009). La voie descend alors sur la vallée de la Brévenne en pente de 14 ‰ traversant la station de Lentilly (PK 15,987 ; altitude : 302,19 mètres) avant de passer la vallée du ruisseau des Flaches sur le viaduc du Buvet (PK 16,792 ; 149 mètres). Celui-ci compte treize arches en briques et blocs de granit. Il culmine à 28 mètres au-dessus du talweg. Après avoir franchit la route nationale 7 sur un viaduc métallique achevé en 1971 en remplacement d’un passage à niveau, la ligne arrive à la halte de Fleurieux-sur-L’Arbresle (PK 18,721 ; altitude : 289,70 mètres). La voie franchi le tunnel de Cornu (158 mètres) et arrive en gare de L’Arbresle (PK 22,699 ; altitude : 232,60 mètres) où elle retrouve les voies de la ligne de Saint-Germain-aux-Monts-d’Or à Roanne, qu’elle laisse sur sa droite.
Fleurieux-sur-l’Arbresle, Viaduc du Buvet durant l’entre-deux guerre. Photo : CC-by-nc-nd Bibliothèque Municipale de Lyon, cote B01CP69210 004004.
Reprenant son ascension, la ligne, désormais dans la vallée de la Brévenne, franchit les gares de Sain-Bel (PK 25,525 ; altitude : 245,50 mètres ; terminus du service voyageurs), puis de Bessenay (PK 30,243 ; altitude : 275,40 mètres) et Courzieu – Brussieu (PK 33,725 ; altitude : 311,95 mètres). Ces deux dernières gares, éloignées de bourgs qu’elles desservent car la ligne reste dans la vallée ont vu le développement de petit hameaux autour d’elles. Après Courzieu – Brussieu, la vallée se resserre, la rampe atteint désormais les 18 ‰ et les ouvrages d’art se multiplient. La voie franchit alors successivement le viaduc de Montromand (PK 36,052) d’une longueur de 58 mètres et comportant cinq arches de 10 mètres d’ouverture, puis le viaduc du Jubin (PK 36,394), avant d’aborder le viaduc de Vercherin (PK 36,930). Celui-ci, d’une longueur de 209 mètres est en courbe et compte dix-neuf arches dont dix-sept de 10 mètres d’ouverture et deux de 6 mètres. La voie s’engouffre alors dans le court tunnel de Beaudier (PK 37,101) d’une longueur de 41 mètres avant de déboucher sur le viaduc d’Esthieux (PK 37,257) long de 135 mètres qui comporte douze arches de 10 mètres d’ouverture. Il est suivi par le viaduc de Pierre-Cole n°1 (PK 37,412) long de 67 mètres et comportant 6 arches de 10 mètres d’ouverture. Celui-ci débouche sur le tunnel de Pierre-Cole (PK 37,479) de 128 mètres de longueur. La ligne arrive alors sur le viaduc de Pierre-Cole n°2 (PK 37,708) long de 60 mètres et comportant six arches de 10 mètres d’ouverture. Enfin, la voie arrive en gare de Sainte-Foy-L’Argentière (PK 42,075 ; altitude : 425,50 mètres, terminus actuel).
Brussieu, Viaduc de Vercherin au début du XXe siècle. Photo : CC-by-nc-nd Bibliothèque Municipale de Lyon, cote B01CP69690 004002.
La vallée s’élargissant, la rampe s’adoucit à 8 ‰ et la ligne arrive à la station de Meys (PK 49,6 ; altitude 478,30 mètres) La rampe reprend alors plus raide en direction du tunnel de Viricelle (PK 51,800 ; 640 mètres) sous la ligne de partage des eaux entre les bassins versants du Rhône et de la Loire. À la sortie, la ligne, déjà en pente passe en gare de Viricelle – Chazelles (PK 52,582 ; altitude : 516,50 mètres) où un tramway électrique a assuré la correspondance vers Chazelles-sur-Lyon et Saint-Symphorien-sur-Coise entre 1899 et 1933. La pente se stabilise à 18 ‰ sur plusieurs kilomètres. La ligne franchit le tunnel de Ruffy (PK 58,500 ; 120 mètres, détruit depuis la repose des voies pour la desserte de la carrière de Bellegarde-en-Forez) et un viaduc sur l’Anzieux (50 mètres, évité par la nouvelle voie reposée selon un itinéraire différent à cet endroit) puis arrive dans la plaine du Forez à la station de Bellegarde – Saint-Galmier (PK 59,522 ; altitude : 392,16 mètres). La voie désormais rectiligne vers l’Ouest en faible pente franchit perpendiculairement à niveau les voies de la ligne de Saint-Étienne à Roanne en gare de Montrond-les-Bains (PK 63,217 ; altitude : 360,63 mètres) Il existe un raccordement entre les deux lignes orienté de Saint-Étienne vers Montbrison, disparu vers 2011, et un nouveau orienté de Saint-Étienne vers Bellegarde-en-Forez créé en 2002 pour la desserte de la carrière. Après avoir contourné le bourg de Montrond-les-Bains par le sud, la voie franchit la Loire sur un viaduc (PK 65,047) de 420 mètres comportant vingt arches de 20 mètres d’ouverture. La ligne traverse la gare de Boisset-le-Cérizet (PK 66,639 ; altitude : 348,26 mètres). La ligne poursuit sa progression dans la plaine, désormais en très faible rampe, traverse la gare de Grézieux-le-Fromental (PK 71,8 ; altitude : 376,90 mètres) puis rejoint la ligne venant de Saint-Étienne en arrivant à Montbrison (PK 78,3 ; altitude : 391,94). De là, il est possible de poursuivre sur la ligne vers Clermont-Ferrand par Boën-sur-Lignon et Thiers.
Profil en long de la ligne de Lyon-Saint-Paul à Montbrison (Document PLM).